Nevers, 26 janvier 2010 -La récente décision de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) de ne pas retenir, lors de son 3ème appel d’offres , le projet de
création d’une centrale de cogénération de 25 MW sur le site de Sardy Les Epiry (Nièvre - Bourgogne), n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour le département de la Nièvre, ainsi que pour
les promoteurs du projet, même si le résultat de cet appel d'offres a été présenté, sans doute à tort, comme déterminant pour la suite de ce projet.
Unité de cogénération de VIELSALM - Belgique (photo P.JACOB)
IBV - Groupe WTT
En effet, l'appel d’offres CRE 3, dont les résultats viennent d'être publiés par le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement
durable et de la mer, était la seule possibilité réglementaire pour permettre l’implantation d’une centrale de cogénérationissue de la biomasse forestière de cette importance au moment du dépôt du dossier
en juillet 2009 à la préfecture de région de Bourgogne. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, puisque la réglementation a récemment évolué en faveur de ce
projet. L'arrêté du 31 décembre
2009 fixe en effet les conditions d'achat
de l'électricité produite par les installations utilisant à titre principal, l'énergie dégagée par la combustion et l'explosion de matières non fossiles parmi lesquelles la biomasse
forestière. En résumé, le tarif de rachat
de cette électricité sur la base
d’une centrale du profil de celle de Sardy
Les Epiry est relevé et permet dans le
cadre d’un projet répondant aux critères d’efficacité énergétique édictés par le Ministère de l’Environnement d’atteindre un niveau de 150 Euros/MWh pour une puissance maximum de 12 MW installée.
Les dirigeants du projet de SARDY LES EPIRY se rendront à Nevers à l'invitation de Pascal JACOB et de Didier VERLYNDE (fibre active) afin de
faire le point avec les autorités départementales sur le calendrier d'implantation du projet.