Partagez______________________

Twitter_40.jpgFacebook_40-copie-1.jpgIn_40.jpgYoutube_40-copie-1.jpg

@jacobpascal__________________

Extraordinaire__________________

Voyage microscopique au centre du bois

(Universcience.tv)

Metropol Parasol de Séville

(MetsäWood)

L'Hermione

(Asselin S.A.)

Grenier St-Jean Angers

(Atelier Perrault)

Aéroport Charles De Gaulle T2E

(MetsäWood)

Le chêne Babaud

(Photo Pascal Jacob)

@Strater_Paris____________________

1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 15:08

Le-bois.com - La Charité-Sur-Loire, 1er septembre 2009 - L’augmentation de la consommation de bois en France dans le secteur de la construction appelle notre pays à accroître sa production de sciages et cela malgré les effets de la crise économique. (10 millions de m3 produits pour quelques 13 millions consommés annuellement). L’arrivée à maturité de bons nombres de massifs forestiers plantés dans la seconde moitié du XXe siècle favorisent ce nécessaire développement. L’intérêt actuel manifesté par les industriels européens  pour le développement d’activité de sciage de résineux en périphérie du Morvan, principal réservoir de pins douglas en Europe, illustre parfaitement cette évolution.

Centrale de Vielsalm (Belgique) qui sera dupliquée en France à Sardy (Nièvre)


Il s’agit de reproduire à l’échelle française le modèle qui a fait le succès de l’industrie du bois en Europe, laquelle fournit aujourd’hui les plus gros volumes de bois consommés en France. Le projet développé par le groupe belge IBV1 à Sardy-les-Epiry dans la Nièvre, soutenu par fibre active l’agence de développement du département2, consiste à créer un pôle bois d’une capacité de sciages de 500 000 m3 par an.


200 emplois directs et 350 induits dans un département économiquement sinistré

Ce projet, créateur de 200 emplois directs et quelques 350 emplois induits, dont les conditions d’approvisionnement en bois sont aujourd’hui calées, est rendu possible par la mise en œuvre de solutions répondant à la problématique de valorisation des déchets.  Seule à ce jour, la production d’électricité par la cogénération permet d’apporter des réponses satisfaisantes de manière à  solutionner ce problème mais également à susciter la création d’activités utilisatrices des surplus de chaleur, tel le séchage ou la fabrication de granulés bois ou autres dérivés.


Cependant, le tarif d’obligation d’achat de l’électricité produite à partir de la biomasse, ne favorise pas en France la mise en place de ces centrales de production d’énergie complémentaires et indispensables au développement des activités de sciages, même si ce tarif est appelé à évoluer tel que l’a souhaité la Président de la République au printemps dernier à la suite des conclusions du rapport Puech.

 

Turbine de la centrale de Vielsalm



Seule, aujourd’hui, la perspective de l’appel d’offres européen, lancé au début 2009, par la Commission de Régulation de l’Energie, dit CRE 33, pour une puissance installée cumulée de 250 MW permet d’espérer la réalisation de projets structurants pour l’industrie du sciage. IBV, dans le cadre de son projet dans le département de la Nièvre, a déposé le 15 juillet, date limite de remise des offres, un projet de centrale d’une puissance de 24 MW, l’équivalent d’une centrale électrique alimentant  50 000 foyers.

 

Cette candidature s’inscrit parmi les 106 offres déposées auprès de la Commission de Régulation de l’Energie pour l’ensemble de la France (dont 12 projets pour la seule Région Bourgogne) pour une puissance cumulée installée de 936 MW, soit plus de 3 fois la puissance sollicitée par l’appel d’offres. (communiqué de presse de la Cre du 3-08-09).

 

La Commission de Régulation de L’Energie  dispose à partir de la remise des offres d’un délai maximal de six mois pour instruire les dossiers et les transmettre au ministre chargé de l’énergie appelé à se prononcer sur le ou les candidats qu’il envisage de retenir.


Une réponse massive au déficit de la balance commerciale

La candidature d’IBV en Nièvre, si elle figure parmi les projets retenus par le ministre permettra, tout en créant 200 emplois en milieu rural fragilisé, de répondre aux besoins d’une industrie du bois aujourd’hui trop dépendantes des importations. (Le secteur bois 2ème pôle déficitaire de la balance commerciale soit un déficit de 7 milliards d’euros)

 

La concrétisation de ce projet structurant pour la filière bois française s’inscrit dans la logique de développement de l’activité sciages des essences résineuses françaises eu sein de territoires forestiers émergents qui se dessinent sur la « Diagonale des scieries » (réalisation de quatre pôles industriels intégrés positionnés sur l’axe Nancy-Bordeaux).

 
Valorisation du bois en France : La Bourgogne et la Nièvre en position stratégique

La région Bourgogne occupera sur cet axe une position stratégique et lui permettra de se hisser parmi les toutes premières régions de valorisation de l’activité bois en France. Les perspectives ouvertes par l’arrivée d’IBV dans la Nièvre sont en effet de nature à poursuivre et accentuer la nouvelle dynamique de la filière bois dans cette région récemment impulsés par plusieurs groupes industriels de première et de seconde transformation.

 

Si le projet IBV ne devait pas être retenu parmi les dossiers présentés auprès de la Commission de Régulation de l’Energie, l’investissement programmé par l’industriel belge ne serait pas pour autant remis en question. En effet, l’arrivée sur le territoire national de nouveaux opérateurs du sciage de résineux français est plus que nécessaire économiquement, donc inéluctable, et facilitera une révision à la hausse des tarifs d’obligation d’achat de l’électricité devenue aujourd’hui indispensable au redéploiement de l’industrie de transformation du bois.

 

 

(1)     www.ibv-cie.be

(2)     www.fibre-active.com

(3)     www.cre.fr

 

 

Parc à grumes (Scierie IBV à Vielsham - Belgique)





Partager cet article

publié par Pascal JACOB - dans Actions de Pascal JACOB