Présidentielles 2007 :
5 Mesures pour développer le bois en France
Le réchauffement climatique constitue une menace réelle pour l’existence de
notre planète. Le processus engagé au cours du XXème Siècle semble aujourd’hui s’accélérer. Face aux dangers qui se profilent nous devons
nous mobiliser pour préserver l’environnement des générations futures.
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Cette étape exige que nous modifiions les comportements et les habitudes des pays industrialisés, les premiers responsables du réchauffement.
L’usage de matériaux d’origine renouvelables apporte une première réponse à cette problématique. Le bois, parmi d’autres, doit jouer un rôle majeur dans la lutte des gaz à
effet de serre. Ce matériau dispose d’avantages environnementaux incontestables grâce à ses capacités à fixer le CO2, à raison d’une tonne pour un mètre cube de bois
transformé.
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Son développement représente également un outil au service de l’aménagement du territoire et de cohésion sociale. Le secteur
« forêt-bois » en France représente plus en terme d’emplois, que le secteur de l’automobile dans son ensemble : 550 000 emplois pour 100 000 entreprises
essentiellement réparties en milieu rural. Malheureusement ces entreprises souffrent souvent d’un manque évident de compétitivité, ce qui pèse notamment sur la mobilisation
forestière : bois trop chers à l’achat et donc non mobilisés malgré des besoins importants 13 millions de m3 consommés annuellement pour seulement 10 millions de m3 sciés tandis que
la France représente la 1ère puissance européenne en matière de volume de bois sur pied.
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Cette déficience de compétitivité s’explique par l’accumulation de plusieurs phénomènes : absence de capitaux propres, inadéquation
entre la taille des entreprises et le niveau d’investissement nécessaire à la fourniture en quantité, en qualité et en prix de produits dont le marché a besoin dans des conditions identiques
à celles de leurs principaux rivaux, et enfin faiblesse du niveau des innovations (ayant très peu recours à la recherche et au développement),
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De plus, ce décalage entre les structures de production de la filière forêt bois française et celle de ses principaux concurrents
étrangers génèrent deux effets pervers et dévastateurs : la perte de parts de marché de nos entreprises mais également et surtout la perte de parts de marché du bois par rapport
aux autres matériaux moins respectueux de l’environnement avec à la clé, des conséquences dramatiques : fermetures d’entreprises et pertes d’emplois.
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Il est donc nécessaire d’engager une action d’envergure et mettre en place une politique de développement de la filière bois depuis l’amont
jusqu’à l’aval inscrite dans une stratégie : d’une part, de développement durable reconnu, au plus haut niveau de l’Etat, comme « une cause planétaire ».
d’autre part, de soutien aux entreprises de l’ensemble de la filière afin que ces dernières gagent impérativement en compétitivité.
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Le pouvoir politique représenté par le Gouvernement doit impérativement donner une impulsion forte visant à accorder au bois une place
prépondérante dans la construction et l’aménagement.
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Les propositions formulées dans ce document s’articulent autour de deux thèmes fondamentaux le développement durable et
l’aménagement du territoire. Elles s’adressent essentiellement au secteur du bois construction qui de par sa portée agit sur l’ensemble de la filière d’amont en aval y
compris sur le secteur du bois énergie, largement développé aujourd’hui et dont le dynamisme actuel est tributaire de la bonne santé des industries de transformation du bois.