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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 13:56
Bâtiment et informations modélisés (BIM) : la révolution qui attend les entreprises françaises de la construction

Paris - 28 mars 2015 - Le terme BIM vient de l'anglais Building Information Modeling qui se traduit par Modélisation des Informations (ou données) du Bâtiment. En France, où vient de se dérouler le BIM Worl 2015 au CNIT à Paris, le rapport du Groupe de travail du Plan Durable du Bâtiment propose une traduction permettant de conserver l’acronyme anglo‐saxon : « Bâtiment et informations modélisés ». Le terme bâtiment est générique et englobe aussi bien les bâtiments collectifs ou individuels à usage d’habitation, de bureaux, industriels, … mais également toutes les infrastructures.

 

Le BIM (maquette numérique) est un outil numérique comprenant à la fois une représentation graphique du bâtiment et une base de données liées à ce même bâtiment. C'est, avant tout, des méthodes de travail et une maquette numérique paramétrique 3D qui contient des données intelligentes et structurées. Le BIM permet le partage d'informations fiables tout au long de la durée de vie d'un bâtiment ou d'infrastructures, de leur conception jusqu'à leur démolition. La maquette numérique, quant à elle, est une représentation digitale des caractéristiques physiques et fonctionnelles de ce bâtiment ou de ces infrastructures.


Plus précisément, la base de données associée à la Maquette Numérique contient notamment l’ensemble des composants techniques du bâtiment et par exemple, les portes, les faux plafonds, les gaines, les installations de chauffage, etc ... Ces composants sont traités comme des objets (et non pas des séries de lignes graphiques) : à chaque objet peuvent être associées certaines caractéristiques (sa marque, le modèle, sa taille, sa durée de vie moyenne, ses caractéristiques thermiques/énergétiques, son comportement technique tels que la résistance au feu, l’acoustique...), son impact environnemental (la fiche de Déclaration environnementale et Sanitaire, ou EPD pour Environmental Product Declaration,...) ainsi que sa représentation.

 

Le BIM transforme la façon de concevoir, d’analyser, de communiquer et de construire

 

Cet environnement numérique (graphique 3D & data) transforme donc la façon de concevoir, d’analyser, de communiquer et de construire. Il permet le contrôle et la manipulation des données d'une manière sans précédent. Le passage à une conception paramétrique basée sur un modèle 3D permet également de réaliser des estimations de coûts, des simulations, des programmes de construction, des analyses énergétiques, des analyses structurelles, une intégration SIG et à gestion de patrimoine.

On peut, par exemple, extraire des données contenues dans le BIM pour calculer, avec des outils spécifiques, les performances énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre d’un bâtiment concerné. Il est aussi possible d’optimiser les principaux postes consommateurs d’énergie : le chauffage, la ventilation, l’eau chaude sanitaire, les auxiliaires et l’éclairage. On peut également envisager d’autres scénarios par exemple : une chaudière peut être remplacée par une pompe à chaleur, un système de ventilation classique par une ventilation en double flux et des panneaux solaires peuvent êtres installés sur le toit pour produire la chaleur nécessaire à l’eau chaude sanitaire. Il est évidemment possible d’intégrer les données fabricants et d’établir des différentiels énergétiques selon les produits manufacturés utilisés.

Un déploiement inéluctable, mais encore des incertitudes juridiques …

Le BIM est donc là pour durer et va avoir tendance à se généraliser. Plusieurs pays (notamment le Royaume-Uni qui imposera d’ici à 2016 la livraison en BIM de tous les bâtiments publics) ont déjà lancé des projets de déploiement du BIM pour les projets gouvernementaux. Les entreprises qui auront adopté très tôt le BIM seront prêtes et auront un avantage décisif sur leurs concurrents …

Mais de nombreuses questions d’ordre juridiques et de responsabilité demeurent. Dans un récent article paru en juin 2014, Le Moniteur, affirmait à juste titre que « le travail collaboratif est la pierre angulaire du BIM, permettant d’atteindre ses objectifs. Mais cet aspect soulève des interrogations sur le plan juridique, notamment à l’égard des droits de propriété intellectuelle. C’est la raison pour laquelle des aménagements contractuels entre les différents acteurs pourraient survenir sous forme de protocole.

En outre, le rôle et le régime de responsabilité des divers acteurs doivent être contractuellement définis de manière à bénéficier des capacités de traçabilité du BIM. La traçabilité devra être mise en place avec une cohérence totale entre les acteurs sur les procédés d’approbation et de validation des modifications, de manière à encadrer le régime de responsabilité mais aussi les droits de propriété intellectuelle
afférents … ».


Ressources :

Le Moniteur : « Comment adapter les contrats de construction au BIM »

Le site internet incontournable du BIM : Objectif-bim

BIM et gestion du patrimoine (Plan bâtiment durable)

 

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publié par Pascal JACOB